Nov 23

Lecture & Entrainement vélo – Autohypnose et performance sportive de Jonathan Bel Legroux

On a coutume de dire que pour progresser en vélo, il faut s’entraîner à hauteur de 3 ou 4 fois par semaine. On parle du physique mais pensez vous au mental ? Si vous êtes tombé un jour ou que vous stressez avant vos objectifs cyclistes de l’année, peut être y a t il une raison et que cela vous handicape ou vous empêche d’atteindre le niveau de votre physique ! Le vélo c’est dans la tête comme dit l’autre … 

Et pourquoi ne pas s’entraîner mentalement dans ce cas ? Autohypnose et performance sportive est un ouvrage fait pour vous apprendre cela : un manuel pratique d’entrainement mental pour le sportif écrit par Jonathan Bel Legroux. Il nous guide au travers de son livre et nous apprend à devenir notre propre coach mental …

Dingue de vélo - Autohypnose et performance sportive de Jonathan Bel Legroux

Dingue de vélo – Autohypnose et performance sportive de Jonathan Bel Legroux

Vous le savez les amis, je suis passionné par les techniques d’entrainement mais je ne me suis pas vraiment penché jusqu’à présent sur le sujet du mental …

Et pourtant comme tous les sportifs amateurs, j’ai mes moments de faiblesse et mes moments d’euphorie totale. Derrière tout cela se cachent des mécanismes complexes dont vous avez conscience (ou pas) et que l’on peut apprendre à dominer et surtout les utiliser pour performer.

Un exemple concret : sur certaines sorties vous pédalez dans un état d’euphorie totale et ne ressentez plus ni la douleur ni ne pensez même à l’éxécution des mouvements. Cela nous est tous arrivés un jour :  parce que vous pensez à autre chose ou que vous visualisez mentalement une scène ou un moment qui vous fait réver et vous fait sortir “mentalement” de la douleur …

L’autohypnose, a un peu de cela, sans le savoir vous l’avez déjà pratiqué. Et surtout, cela se développe et s’apprend : comment effacer la douleur ou une crainte et focaliser son esprit non pas sur ce qui fait mal ou nous fait peur mais plutôt sur ce que nous voulons vraiment atteindre ou accomplir.

Pour le cycliste on va par exemple chercher à vaincre des appréhensions de chute ou lutter contre les douleurs musculaires qui empêchent de rouler plus vite ou d’appuyer plus fort sur les pédales.

Mes deux passages préférés du livre :

  1. “L’important n’est pas de tomber et d’avoir mal, mais de se relever. Ce sont les messages et les suggestion qui sont derrière cette technique. Vous allez dire à votre mental que lorsque tout va bien et que quelque chose vient entacher votre univers, votre match, votre performance, tout continue d’aller bien.”
  2. “Si j’ai envie de pratiquer une activité, alors je peux m’y impliquer plus facilement, et si j’en retire de la satisfaction, alors mon envie va grandir, tout comme mon implication et ma satisfaction : ce mouvement circulaire est la motivation”

Pour aller plus loin avant de vous procurer le livre ou de vous le faire offrir pour Noël (…), j’ai eu la chance de pouvoir poser quelques questions à l’auteur : ci dessous l’interview de Jonathan Bel Legroux pour Dingue de vélo !

 

Quel est votre métier Jonathan ?
J’ai plusieurs métiers, ou plutôt, j’aime dire que j’ai plusieurs passions que j’ai la chance de vivre en les pratiquant. Je suis passionné par le mental et le changement. Dans cette optique, je suis hypno praticien à Nice en cabinet. Mais j’ai aussi le sport. Et depuis 2012 (et c’était tout nouveau à l’époque) j’ai la chance d’intervenir auprès de sportifs avec l’hypnose. Aujourd’hui, j’enseigne l’hypnose dans des centres de formation, dans des institutions sportives, des fédérations, des cursus comme les BPJEPS. Parallèlement, j’organise des stages pour les sportifs, les Mental Camp, pour transmettre en une journée les outils permettant de savoir gérer son mental par soi-même. Ainsi, cela donne une large palette qui va du praticien, formateur, auteur, au conférencier et bien sûr au passionné de sport…

Jonathan BEL LEGROUX, l'auteur d'autohypnose et performance sportive

Jonathan BEL LEGROUX, auteur d’autohypnose et performance sportive

Pratiquez-vous ou avez-vous pratiqué le vélo ? à quel niveau ?
Je ne peux pas dire que je pratique le vélo. Je suis triathlète amateur, et le vélo est pour l’instant le sport dans lequel j’ai le moins d’expérience de pratique. Mais ça ne devrait pas tarder à changer cette année, vu les événements sportifs auxquels je me suis engagé pour 2019…

Votre livre est intitulé Auto hypnose et performance sportive : pouvez-vous nous expliquer en quelques mots ce qu’est l’auto hypnose dans le
sport ?

L’autohypnose dans le sport est une évidence, tout simplement, parce que tout sportif fait déjà de l’autohypnose, souvent sans s’en rendre compte. C’est presque inné et indispensable pour notre mental. Dès que l’on se projette mentalement sur une course, sur une lignée d’arrivée, on est en état d’hypnose. Le but du livre est de donner un manuel pratique permettant d’abord de reconnaître cet état, de savoir le recréer sur commande, et ensuite de l’utiliser. Car le mental, tout comme le corps, a ses méthodes d’entrainement… elles sont dedans.

Vous êtes diplômé STAPS : la plupart des sportifs amateurs se
concentrent sur l’aspect physique de leur entrainement, quelle part
faudrait-il consacrer selon vous au mental ?

Pour moi, et par ma pratique de coach physique avant d’être coach mental, le mental devrait être travaillé tout autant que le physique et la technique depuis le début d’une pratique. Aujourd’hui il est courant, surtout dans le sport d’endurance, de reconnaitre qu’à niveau égal c’est le mental qui fait la différence. On entend même des phrases du genre « la performance c’est 80% dans la tête ». Mais alors si c’est aussi important, pourquoi ne l’entraine-t-on pas plus tôt ?  Pire encore, pourquoi ne s’occupe-t-on de lui que lorsqu’il va mal ? C’est une aberration, que l’on retrouve moins en Amérique du Nord déjà. En France, on est encore en retard. On demande à un enfant, ou on dit à un copain d’entrainement : « n’ai pas peur dans les virages », ou « reste concentré » ou encore « allez, motive toi » … comme si tout cela était inné. Mais comment fait-on pour se concentrer ? se motiver ? ou ne plus avoir peur ? Il n’y a pas d’entrainement pour ça, ni de cours à l’école. On n’entraine pas encore au mental, alors que c’est lui qui peut permettre de mieux réussir, de mieux performer, et de prendre plus de plaisir. Donc, c’est au sportif de s’intéresser aux moyens qu’il a. Et jusqu’à présent, il le faisait quand plus rien n’allait. J’ai essayé de proposer un maximum d’outils pour faire en sorte qu’entrainer son mental devienne un jeu, parce que le sport, même à haut niveau, reste un jeu. Alors jouons avec notre mental, sinon, c’est lui qui va jouer avec nous.

EDT 2016 Dans Joux Plane - quand la douleur prend le pas sur le plaisir ...

EDT 2016 dans le col de Joux Plane – quand la douleur prend le pas sur le plaisir …

Dans votre livre il est question d’exercices et de pratique pour
s’entraîner mentalement : sur le vélo on parle de 3 à 4 séances hebdo
pour progresser physiquement. Y a-t-il une équivalence en termes de
charge de travail pour l’autohypnose ?

On ne peut pas quantifier ainsi. Je pense qu’une pratique régulière est importante. Pour cela, il faut que chaque sportif voie à quel moment il peut mettre un peu de pratique. Au moment des étirements ? à l’échauffement ? avant de s’endormir ? Dans les transports en commun… il y a plein d’endroits où on peut entrainer son mental. En plus, cela va changer selon le thème de la session que l’on va choisir de faire. Par exemple, travailler sur la gestion de la douleur, il vaut mieux le faire pendant que les jambes brûlent. 😊

Par ailleurs, si c’est choisir de maitriser les pensées, et se rendre disponible pour l’entrainement et mieux s’impliquer, peut-être est-il plus utile de pratiquer 2/3 minutes avant de monter sur le vélo ?

L’avantage du mental, c’est qu’il peut s’entrainer absolument partout. Le terrain d’entrainement, c’est vous. !
Peut-on réellement s’entraîner mentalement et quels en seraient les
bénéfices en cyclisme notamment ?

Bien sûr que l’on peut s’entrainer mentalement. Bien souvent il arrive qu’on le fasse inconsciemment. Par exemple, sur un circuit que l’on connait, on attaque une montée et on dépasse les signaux de fatigue que le corps envoie. Une prochaine fois, peut-être que le simple fait de penser : « je sais le faire, je l’ai déjà fait » suffira à transcender le sportif encore plus. C’est une forme d’auto préparation mentale. Maintenant, un entrainement mental permet de savoir rester calme quand il faut, et de savoir activer les émotions nécessaires pour attaquer, de renforcer la détermination. De savoir diminuer les pensées parasites qui peuvent venir sur une course, lever des appréhensions en descente… les applications sont nombreuses, car même en cyclisme, le véhicule principal, ça reste le sportif avant que ce soit le vélo. Donc, autant en prendre soin et vérifier que tous les rouages mentaux sont bien huilés et fonctionnels.

Valverde mur de Huy 2015 - savoir se faire mal ...

Valverde mur de Huy 2015 – savoir se faire mal …

Avez-vous des exemples parmi vos clients de problématiques cyclistes que
vous avez pu résoudre par l’hypnose ou l’auto hypnose ?

Oui, souvent autour de la problématique de la peur et de la gestion de la souffrance.

Prenons l’exemple  d’un cycliste qui chute et qui a du mal à retrouver son niveau d’avant, la charge émotionnelle de l’accident étant encore trop intense. En travaillant dessus, on peut apprendre à notre cerveau à revenir à une intensité émotionnelle acceptable permettant de ne plus être bloqué. Pour la souffrance, un cas courant, c’est celui de s’écouter trop quand on a mal et donc de ralentir, de se mettre à penser, et de mouliner mentalement… La souffrance et la douleur, on connait, surtout à vélo. Peut-être même que cela est une des sources de motivation. Mais il est important de savoir la transcender.

Après, avec des pros, j’ai eu l’occasion de travailler sur les routines de performance avant un départ. Ou de travailler sur la concentration et la mise à disposition des bonnes émotions pour améliorer les départs.

Dingue de vélo - concentration max au départ de l'Etape du Tour 2018

Dingue de vélo – concentration max au départ de l’Etape du Tour 2018

Un cycliste lambda, lecteur du blog Dingue de Vélo, peut-il progresser
seul dans son coin en appliquant certaines pratiques de l’ouvrage ou est-ce réservé à un public averti voire des hypnotiseurs ou coachs ?

Le livre est n’est surtout pas pour le coach ou les praticiens en hypnose !

Il est pour les sportifs. Toutes les sportives et tous les sportifs, pour les jeunes, les amateurs, ceux de haut niveau… tous y trouveront leur compte. SI l’entrainement physique peut varier selon la catégorie, amateur ou sportif de haut niveau, les règles du mental restent les mêmes. A vrai dire, je travaille souvent avec des jeunes qui ne trouvent plus de plaisir dans leur pratique, qui envisagent de lâcher à cause du mental. Ce que je trouve dommage. C’est à eux en particulier que j’ai pensé. Mais c’est aussi aux sportifs de haut niveau avec lesquels j’ai pu travailler. L’objectif numéro 1, c’est l’autonomie. Donc, un amateur lecteur de Dingue de Vélo aura de quoi faire, c’est sûr !

Pouvez-vous nous parler de vos “Mental Camp” ?
Bien sûr. Les Mental Camp sont des stages d’entrainement mental en action. Sur une journée ont met en pratique des techniques que l’on teste tout de suite. Il existe deux formules. La formules « Bases » où on travaille sur les grands thèmes du mental : la concentration, la motivation, la gestion des émotions… tout sport confondu. Et il y a la formule spécifique, vélo par exemple, ou triathlon. Où on aborde les thèmes essentiels à la discipline concernée. Le but est qu’en une journée, le sportif puisse repartir avec un maximum d’outils pour continuer tout seul par la suite. C’est un accélérateur d’entrainement mental. Il en existe dans toute la France, et toute l’année sur différents thèmes. Pour cela, il y a une page Facebook sur laquelle les infos circulent et un site web mental-camp.com.

Bon entrainement à toutes les lectrices et tous les lecteurs de Dingue de Vélo, et peut être à bientôt sur la route ou ailleurs. Merci pour cette interview.

Voilà les amis, n’attendez pas forcément que le physique stagne pour vous occuper de votre mental : c’est un tout, et comme disait l’autre, “même Contador a mal aux jambes !”

 

Bonne lecture et faites gaffe sur la route

à+

Séb

 

VIDEO VELO

Interview de Jonathan Bel Legroux : hypnose et escalade

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Nov 06

Entrainement cyclisme : comment travailler la vélocité sur route ou Home Trainer ?

Froomey à l'entrainement dans les Alpes - photo Instagram Chris Froome

Froomey à l’entrainement dans les Alpes – photo Instagram Chris Froome

 

Pourquoi travailler la vélocité ? Je vois déjà les anciens me dire que ça sert à rien de tourner les jambes ou que ça sert qu’en début de saison sur la reprise avec le petit plateau comme je le faisais il y a presque 30 ans déjà ! 

Ouais, mais Lance Armstrong (ouais je sais EPO, blabla…), Froomey (ouais contrôle anormal, blabla…) , et d’autres tournent les jambes à n’en plus finir y compris en bosse : peut y a t il une raison après tout ?

Profitez de l’hiver pour travailler cette qualité qu’est la vélocité ! Que cela soit sur Home Trainer ou sur route, mettez à profit des séances de travail spécifique pour gagner en puissance et en vitesse sur votre vélo.

Faites juste un test  : tournez les jambes pendant un quart d’heure à 40 tours de pédales par minute … Vous allez voir que cela devient douloureux musculairement au bout d’un moment. Vous en aurez plein les pattes :  les muscle gonflent, ça vous fait mal ! Quand vous tournez les jambes à 60 ou 70 tours de pédales, sans vous en rendre compte, les douleurs que vous ressentez à 40 tours sur le test précédent sont là mais vous ne les ressentez pas de la même façon : elles apparaîtrons, mais plus tard ou sous une autre forme. Que cela soit crampes, perte d’énergie, fatigue ou manque d’explosivité…

À partir de quel moment peut-on parler de vélocité ?

On considère que quelqu’un qui tourne les jambes à plus de 90 tours minute sur le plat est quelqu’un déjà de relativement véloce ! Le dimanche matin, vous croisez beaucoup de cyclo qui tourne les jambes à 60 / 80 tours de pédale par minute : c’est assez lent. Ce sont ces cyclo qui vont souffrir de crampes sur de longues sorties avec des répétitions d’efforts type col dans des cyclo de montagne. En Côte la cadence de pédalage a tendance à diminuer naturellement et quelqu’un qui a une cadence à 75/80 tours de pédales par minute a déjà une cadence de pédalage relativement élevée en bosse…

A titre personnel, je pense que j’ai une bonne cadence de pédalage : sur le plat, je suis à l’aise à 100/105 tours minutes à une vitesse de 40 km/h par exemple, comme sur mon étape du Tour 2018, j’étais à 98 tours de moyenne à 43 km/h sur la portion plate en sortant d’Annecy sur près de 17 kilomètres. C’est une cadence de pédalage qui me permet de rouler vite tout en m’épargnant un maximum musculairement …

 

Dingue de vélo - cadence pédalage départ EDT 2018

Dingue de vélo – cadence pédalage départ EDT 2018

En travaillant la vélocité, votre respiration va augmenter un peu mais je considère qu’il est plus facile de réguler sa respiration que de juguler des crampes ou une baisse importante de puissance !

En bosse ou dans un col, la cadence de pédalage va baisser, c’est évident, l’effort est soutenu et difficile de maintenir une cadence élevée, je suis plutôt entre 75 dans une pente sévère et 85 dans une pente à 7 % par exemple.

Dingue de vélo - cadence pédalage Col de la Croix Fry - EDT 2018

Dingue de vélo – cadence pédalage Col de la Croix Fry – EDT 2018

Enfin, il est difficile de dire quelle est la bonne cadence : la vélocité a ses atouts, mais quelle est la cadence que vous devez adopter ? La réponse vous appartiens, à vous de vous tester dans une pente à 6, 7 ou 9 % et savoir comment vous vous sentez le mieux, sachant donc toujours que plus la cadence est élevée, moins vous fatiguez musculairement …

Pourquoi travailler la vélocité ?

D’abord pour rouler plus vite : la vitesse sur le vélo est la résultante de deux qualités. La force, votre capacité à soutenir musculairement la poussée et traction appliquée sur les pédales. Et, la vélocité, votre capacité à tourner les jambes rapidement en appliquant cette force.

Braquet important + cadence de pédalage élevée = puissance = vitesse élevée ! 

(drôle d’équation, j’ai toujours été nul en maths, mais celle là je la comprends !!!)

Ensuite, travailler la vélocité permet d’augmenter sa capacité à éliminer les toxines. Avec le cumul des kilomètres et parfois le cumul des difficultés, qu’elles soient bosses, relances, sprints multiples, vos muscles génèrent des toxines qui mènent à la fatigue musculaire et la baisse de rendement.

Tourner les jambes, tout en continuant à avancer, en se calant dans les roues, dans un peloton entre deux cols par exemple, va vous permettre de détendre vos muscles et recycler l’acide lactique.

Dingue de vélo - récup en vélocité entre deux cols - EDT 2018

Dingue de vélo – récup en vélocité entre deux cols à 95 tours de pédale minute  – EDT 2018

Là encore, habituez vous à le faire à l’entrainement, pendant des séances de fractionné en bosse par exemple : entre chaque effort, tournez les jambes un max pendant le contre effort ou la phase de repos entre les blocs. Les muscles brûlent naturellement cet acide lorsque l’intensité de l’exercice baisse et ils le font d’autant plus vite et efficacement qu’ils sont habitués à le faire…

C’est là un processus normal de l’organisme mais qu’on peut développer par l’entrainement !

Comment travailler cette qualité ?

Tout est possible en terme de vélocité : sur Home Trainer ou sur route. Sur HT je trouve cela plus facile et plus ludique : cela permet de faire une séance qualitative par temps pourri sans avoir à faire 2 heures de vélo ! En 30 à 45 minutes vous pouvez faire des exercices très productifs en intérieur.

(des séances HT c’est ICI)

Vous avez le choix de travailler en continu ou par bloc.

dingue de vélo - séance vélocité route en continue

dingue de vélo – séance vélocité route en continue à 100 tours par minute  sur 2 heures et demi

Rouler 30 mn à 95 RPM  (tours par mn) ou des blocs de toute sorte : 2 mn à 120 puis 2 mn à 100 RPM, répété 5 fois, cela vous fait 20 mn de travail, avec échauffement et retour au calme, vous avez votre séance de 30 à 45 mn !

 

Faites attention à ne pas exagérer dans la cadence, surtout si votre position n’est pas parfaite : inutile d’essayer de battre un record du genre 150 RPM sur 3 mn dès la première séance ! Vous risquez de vous blesser : veillez à ne pas travailler par a coups ou tressauter sur votre selle : les mouvements doivent rester fluides.

Pensez au geste et au mouvement, à bien remonter la jambe opposée à celle qui appui et à arrondir votre coup de pédale en gardant un maximum de souplesse au niveau des chevilles.

 

Quand faut il travailler la vélocité ?

Toute l’année, clairement, avec une préférence pour la période hivernale. A la sortie de la coupure, prenez le temps de retrouver vos automatismes de cycliste sur le vélo et après quelques séances de reprise, travaillez le coup de pédale et les séances spécifiques de rythme de pédalage !

Tous ces automatismes acquis pendant l’hiver et au début de saison devront ensuite être rappelés périodiquement, comme chaque séance spécifique à hauteur d’une tous les 10 à 14 jours maxi pour ne pas perdre le bénéfice acquis.

Enfin, à chacune de vos séances d’entrainement, pensez vélocité, forcez le trait, c’est un travail technique que vous devez faire en vous concentrant sur le mouvement et qui au final deviendra une seconde nature semaine après semaine.

Je compare cela à boire sur le vélo pour les débutants : un néophyte ne pense pas à boire, il utilise un chrono ou une aide externe pour se rappeler de boire ! Un cyclo ou coureur confirmé le fait par réflexe, sans y penser. Rouler en vélocité, en tournant les jambes devient une seconde nature années après années : mais comme toutes les qualités, cela se travaille et s’entretient !

 

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A+ et faites gaffe sur la route

Séb

 

 

VIDEO VELO

Préparation Chris Froome pour le Tour

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Oct 17

Entrainement cyclisme – Pourquoi travailler toutes les filières ?

On a parfois la tentation de se concentrer sur un type d’entrainement donné : parce qu’il est à la mode, parce que tout le monde en parle ou qu’on pense devoir travailler absolument une faiblesse ou au contraire une force … mais est ce réellement une bonne stratégie d’entrainement ? 

Pourquoi dans votre planning d’entrainement vous faut il travailler toutes les filières ?

Prenons un exemple que je connais bien lire la suite

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Sep 26

Entrainement vélo – Augmenter sa moyenne ne sert à rien ?

Pourquoi augmenter sa moyenne ne sert à rien 🤔 ? J’ai dans ma boite mail une quantité de messages ou on me dit, j’aimerai augmenter ma moyenne … OK, pourquoi pas ! Mais rouler à 35 km/h au chaud dans un peloton, tout le monde peut le faire (enfin, avec un peu d’entrainement LOL) mais savoir prendre des relais à bloc dans le même paquet ou finir dans le Top 10 catégorie d’une cyclo c’est mieux comme objectif non😁😁😁 ?

C’est pour cela que je jette volontairement un pavé dans la mare : me demander comment augmenter sa moyenne sur une sortie en vélo ne sert pas à grand chose 😂 !

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Sep 11

Entrainement cyclisme – motivation et mental, reprendre le vélo après un long arrêt ?

Restez motivés et croyez en vous et en vos rêves ! Je vous fait un petit retour sur 3 années d’entrainement, progression et parfois galères. Ne vous dites jamais que ce n’est pas possible : mon pote JC m’assurais depuis une paire d’année que je pouvais rentrer dans les 500 de l’Etape du Tour ! Et moi qui passais mon temps jusque là à lui dire que c’est chaud et que le niveau est élevé en dessous des 1000, je n’y croyais pas …

Vous êtes nombreux par mail à me dire que vous commencez tard le vélo ou reprenez après une longue période d’arrêt …. Jusqu’où pouvez vous aller ou qu’espérer comme résultat ? Restez motivés, rien n’est impossible 😉 !

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Août 24

Entrainement vélo – A quoi sert un capteur de puissance ?

Sur le groupe Dingue de vélo on peut voir des discussions sans fin sur les données de puissance, les fameux Watts, la FTP,  la PMA, tout ce vocabulaire complexe pour les profanes qui permet d’exprimer et mesurer les données de chacun… Les watts ont leurs gourous, leurs fans, et … bien entendus leurs opposants, les anti progrès de tous poils ou les allergiques à la technologie.

Je ne vais pas chercher à convertir qui que ce soit ici mais simplement expliquer en quelques lignes en quoi un capteur de puissance peut aider et m’aide moi à travailler certains exercices et à m’entraîner efficacement vu le peu de temps que j’arrive à consacrer à mes entraînements !

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Août 07

Entrainement endurance : pourquoi rouler lentement en vélo ?

Arrêtez de rouler à bloc tout le temps … Cela peut vous paraître bizarre mais pour progresser, il faut savoir parfois rouler lentement !

Le vélo est un sport d’endurance et il faut savoir rouler lentement pour aller plus vite. Serait la méthode pour améliorer son endurance !

Séb, tu dis n’importe quoi là non ?!

Pourquoi le cycliste lambda se croit il obligé de rouler à bloc tout le temps ? A chacune de ses sorties, il a les yeux rivés sur sa moyenne et fanfaronne auprès de ses potes d’une énorme moyenne à chacune de ses sorties … Comment dire ? C’est probablement une énorme co…… BIIIIIIIP … bétise ! lire la suite

Juil 18

Etape du Tour 2018 – 434 eme scratch / 11906 finishers – 52 eme caté /1980

Salut tous,

Le compte rendu de mon Etape du Tour : Pfiuuuu …. cette étape du Tour 2018, ce morceau ! 169 kms…4 cols … et quels cols !!!

Col de la Croix Fry 11 kms à 7 %

plateau des Glières 6 kms à 11,3 %

col de Romme 8,8 kms à 9%

col de la Colombière 7 kms à 9%

Le menu de l’étape du Tour 2018 …

Quand on voit la succession de kms à des pourcentages pareil, ça peut impressionner : l’étape qui fait peur … surtout quand tu n’as reconnu que le premier col sur les 4  ! lire la suite

Juil 16

Cyclo sportives – faut il s’arrêter au ravitaillement pour faire un classement ?

En voilà une question qu’elle est bonne comme question : est- ce qu’il faut s’arrêter aux différents ravitaillements sur une cyclo sportive si on espère faire une performance ? J’ai eu cette discussion avec des membres du groupe facebook Dinguedevélo et les avis divergent … 

Est ce qu’on perd du temps à s’arrêter aux ravitos sur une cyclo sportive ? Oui et non … La réponse de Normand, enfin plutôt de Flamand ! Comment se ravitailler : s’alimenter et s’hydrater si on ne s’arrête pas ?

La Time 2018 - ultime ravito de l'organisation à l'arrivée

La Time 2018 – ultime ravito de l’organisation à l’arrivée

Hé bien, sans l’aide d’une assistance, la réponse est simple : lire la suite

Juil 07

compte rendu JPP 2018 – une belle récompense après le Ventoux …

Compte rendu de ma 3 eme cyclo de montagne de la saison 2018  – Dimanche 1 er juillet  :  la JPP !

dingue de vélo - L'asso 9 de coeur de JPP

dingue de vélo – L’asso 9 de coeur de JPP

Je m’étais régalé en 2017 sur la cyclo sportive JPP l’année dernière, la cyclo organisée par l’ancien pro de football Jean-Pierre Papin, la cyclo JPP 9 de Coeur, au profit d’une association pour enfants. Je m’étais promis d’y revenir très vite, le parcours m’avait convenu, une succession de cols ourts ou de côtes ou je m’étais classé 38 eme une semaine avant l’étape du Tour 2017 de l’Izoard ! En vacances près d’Annecy à nouveau, nous sommes à une heure de route de CLuses, lieu de départ de la JPP … lire la suite

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