Juin 06

compte rendu cyclosport – la Time Megève Mont Blanc 2018 – Ou comment ne pas s’hydrater !

Salut tous ! Un petit retour sur ma première cyclo sportive de la saison qui s’est déroulé le dimanche 3 juin à Megève en montagne. On a beau être expérimenté, une cyclo ça tourne parfois à l’art et la manière de se faire avoir comme un bleu dès les premières chaleurs !

Dingue de vélo - La ligne de départ et d'arrivée de cette Time 2018

Megève – Dingue de vélo – La ligne de départ et d’arrivée de cette Time 2018

J’ai un peu craqué le sac sur ce coup-là et je me suis organisé un aller-retour sur le weekend Dunkerque Megève 850 km pour descendre faire une des cyclo sportives de montagne les plus réputée et qui tient sa 15e édition ce 3 juin 2018 : la Time Megève Mont Blanc.

Il y a 3 semaines, j’ai eu l’occasion étant en vacances du côté d’Annecy au mois de mai, de repérer le parcours medio fondo de la Time. A peu près le même parcours que celui que j’avais fait l’année dernière en 2017 ! Il comprend trois cols principaux : le final du col de la Forclaz de Queige, le col du Pré a plus de 1700 mètres d’altitude et le col des Saisies par Hauteluce… Soit selon l’organisation pas loin de 3200 m de dénivelé positif, c’est pas rien !

Repérage Time !

J’avais repéré ce parcours en mode sortie foncière et n’avais pas spécialement tapé dedans ce jour là… Mais malgré cela, le col du Pré, il faut bien dire que c’est un sacré morceau ! Quand je l’avais repéré il y a 3 semaines, il n’ était pas ouvert jusqu’au sommet et on ne pouvait pas basculer le long du barrage de Roselend. Il y avait encore quasi un mètre de neige au bord de la route à plus de 1700 m d’altitude ce jour là😯.

Le col du pré, depuis Beaufort, c’est 12,1 kilomètres à 8% de moyenne, soit un col hors catégorie sur Strava !

Un randonneur local sympa avec qui j’avais pû discuter 10 minutes m’avait confirmé que l’hiver avait été énorme d’un point de vue enneigement et que de nombreux cols situés à plus de 1700 mètres d’altitude était encore fermés. Les machines et engins de déneigement avaient pas mal de difficultés à ouvrir la route : non seulement à cause des abondantes chutes de neige de l’hiver, mais aussi à cause des avalanches qui ont traversé les routes amenant de nombreux troncs d’arbre et branches et rochers  de toutes sortes qui abiment et cassent les machines puis oblige à interrompre le déneigement pour réparer.

Et là, ce 3 juin le col du Pré est ouvert : on va pouvoir basculer sans problème le long du barrage et l’organisation n’a pas spécialement annoncé de changement de parcours !

Le samedi matin je procède à une petite sortie classique de déblocage une bonne heure avec un rappel de toutes les intensités des différentes filières de travail : une minute par-ci 2 minutes par là, quelques sprints, un petit peu de seuil, tout va bien. Les jambes sont là, les sensations sont là … Retour à la maison : emballage du vélo dans sa housse et c’est parti pour un peu plus de 8 heures de route !

Plusieurs haltes pour le casse-croûte et les pauses pipi étant donné le soin que je prends à soigner mon hydratation(…), ce serait dommage d’arriver au départ le lendemain matin et d’être déjà déshydraté ! Bon ceci dit, vous verrez dans la suite du récit que l’hydratation va me poser quand même quelques soucis et comme dirait l’autre ça c’est moche !!!

On a choisi avec Séverine un Airbnb à Saint-Gervais-les-Bains : c’est à même pas 20 minutes de Megève et cela nous paraissait idéal pour passer une bonne nuit avant cette difficile cyclo.

 

 

J'adore ces chalets de montagne !

J’adore ces chalets de montagne !

On trouve non sans mal le petit chalet typique de montagne qui va nous accueillir pour la nuit. Au final nous arrivons sans encombre à récupérer notre chambre et Katy la propriétaire des lieux nous a réservé un accueil tip-top …

Malgré une nuit plus courte que prévu (le stress de la course sans doute), je suis réveillé à quasiment 4h du matin. Je somnole plus qu’autre chose je ne retrouve pas vraiment le sommeil et à 5h45 je me mets debout, je file sous la douche. Quelques gâteaux aux flocons d’avoine préparé par ma chérie et une compote sans sucre ajouté feront office de petit-déjeuner du sportif.

 

En forme ou pas le Séb ?!

Je me présente cette année avec quasiment 5 kilos de moins que l’année dernière. J’ai pas mal travaillé tout l’hiver avec une diététicienne spécialiste des sports d’endurance (Murielle que je remercie et salut au passage) j’en profite pour la remercier encore pour son aide. Et depuis déjà pas mal de semaines, je travaille aussi avec Stéphane Cognet, qui propose des suivis d’entraînement pour les cyclo sportifs.

Stéphane fait partie de l’équipe nationale de défense, courre en élite, et est un excellent spécialiste des cyclo sportive de montagne. J’ai eu l’occasion de faire un test pma sur home trainer qui m’a amené jusqu’à 375 W et un test foireux sur route dans de mauvaises conditions qui me donnais un bon 360… il y a 3 semaines je tenais assez facilement (lol) 300 W dans une montée de 17 minutes à 8 % de moyenne, j’ai de bonnes sensations, de bonnes jambes, j’espère faire un  résultat honnête sur cette course !

Au final, je suis largement en avance sur place : je prends la route à 6h45 au départ de Saint-Gervais en direction de Megève. Un petit 20 minutes plus tard j’arrive tranquille à côté du Palais des Sports de Megève. Je me gare sur le même parking que l’année dernière.

Dingue de vélo - le pack dossard de la Time 2018

Dingue de vélo – le pack dossard de la Time 2018

 

Je vais chercher mon dossard et le maillot offert par l’organisation mon inscription est complète : j’ai pris soin d’envoyer mon certificat médical quelques temps auparavant aux organisateurs, même plus besoin de papier : nickel !

Il fait un petit peu frais aux alentours de 12 à 14 degrés mais la météo annonce plus de 25. Je prépare mon vélo : vérifie la pression de mes pneus, il me reste 45 minutes avant le départ et je vais me dégourdir un petit peu les jambes sur le petit plateau. Tout tourne nickel : les jambes comme le vélo. Hier matin lors de ma sortie de déblocage les jambes étaient bonnes. Allez hop direction les sas de départ on va au patienter un petit peu sous les premiers rayons de soleil de la journée.

Le speaker sur la ligne interview quelques personnalités notamment Alain Prost et Paul Belmondo qui sont d’ailleurs assez régulièrement au départ des cyclo de montagne. Ce sont des sportifs réguliers et bons clients des organisateurs : ce n’est pas la première fois que j’entends qu’Alain Prost est au départ d’une de mes cyclo. Il y a aussi quelques grands noms du cyclisme féminin une ou deux professionnelles il me semble, qui sont là en guise de préparation pour le Giro féminin où d’autres épreuve de classe mondiale ! Enfin j’entends mentionner le nom de Nicolas Roux qui est quasiment à domicile : c’est le vainqueur sortant de la Time 2017 !

 

 

La stand Time sur la cyclo du même nom 2018 !

La stand Time sur la cyclo du même nom 2018 !

Dingue de vélo - les parcours de cette Time 2018 devant le palais des sports de Megève

Dingue de vélo – les parcours de cette Time 2018 devant le palais des sports de Megève

 

 

Parcours Médio Fundo pour petit joueur que je suis LOL

 

J’ai opté pour le parcours medio de 115 km : je préfère me faire plaisir sur ce parcours que d’en baver sur le grand parcours faute de disponibilité suffisante pour avoir un entraînement de qualité et être bon sur le grand parcours. Le grand parcours se lance à 8h30 et le notre 10 minutes plus tard.

Le speaker en profite pour nous rappeler les consignes de sécurité et nous informer que du côté de Praz-sur-Arly une portion de la route est complètement détruite, sans goudron, format Gravel et qu’il va nous falloir comme l’année dernière faire les 10 premiers kilomètres derrière les motos et véhicules de l’organisation pour un départ fictif.

Dingue de vélo - les Audi accompagnant la course !

Dingue de vélo – les Audi accompagnant la course !

 

 

Le départ réel étant donné à Flumet au pied de la première Cote maintenant à Notre-Dame-de-Bellecombe 8h40 et des poussières nous nous élançons à notre tour sur le parcours de 115 km et avançons malgré les véhicules de l’organisation à bonne vitesse vers Flumet : ça frotte pas mal ! Les places sont chères juste derrière les Audi des organisateurs !!!

 

 

Je frotte comme je peux moi aussi et arrive à me maintenir malgré tout dans les 20 à 30 premières positions du peloton, je me dis que je dois rester là pour attaquer les premières rampes pas trop loin de la tête !

C’est parti : c’est la guerre !

A l’entrée de Flumet nous irons à gauche sur le pont et le départ est donné !

Nous attaquons full gaz 😱😱😱 la montée vers Notre-Dame-de-Bellecombe !!

Les watts explosent direct ! Strava me donne 326 watts sur plus de 6 minutes, tu m’étonnes que j’avais déjà mal aux cuisses en arrivant en haut !

Le cardio :  pareil, il décolle  !

C’est la guerre ! 🤣 je suis passé sur le petit plateau mais j’envoie la chaîne vers la droite ! Pour essayer d’accrocher un bon paquet ! Pas les tous meilleurs qui sont inatteignables, mais pourquoi pas un deuxième peloton qui pourrait être à mon niveau ! Cette première bosse forcément est passée grand train et en arrivant sur le haut j’entends allez seb aller le ch’ti what the f*** 😯😯😯

J’ai cru reconnaître la voix de mon pote JC et une autre voix que je ne connais pas ! Je pense que ça m’est adressé… Bon …On verra à l’arrivée ! La première, bon, c’est passé ! J’ai déjà les cuisses qui brûlent :  normal vu la puissance qu’il a fallu envoyer pour accrocher un paquet correct … Légère descente et on rattaque une bosse bien raide encore et on envoie à nouveau les watts !!!

La guerre vous dis-je !!! 

Dingue de vélo - premières bosses de la Time 2018 - la Guerre

Dingue de vélo – premières bosses de la Time 2018 – la Guerre

Les premiers ont complètement disparus déjà :  ils sont hors de portée et je commence à avoir autour de moi les mêmes coureurs depuis quelques minutes. Ils semblent comme moi chercher à former un groupe et observent un peu les profils de ceux qui sont autour ! On enchaine quelques courtes bosses à un rythme élevé et de rapides descentes pour arriver très vite dans le col de la Forclaz de Queige où le rythme bien que restant élevé est déjà plus raisonnable que sur les bosses précédentes.

Je me fais une belle frayeur dans une des descentes ou ma roue arrière se bloque sur un freinage un peu brutal à l’amorce d’un virage :  je me la joue rodéo avec un dérapage à droite, un dérapage à gauche, une paire de déhanchés sauvages et ma machine se redresse au dernier moment dans le virage ! Plus de peur que de mal, pas tombé,  et l’un de mes compagnons m’apostrophe en me disant que c’était bien joli ce que je venais de faire LOL !!! “ça méritait d’être filmé ça” que je lui répond en rigolant ! 😂😂😂

 

Le premier col : la Forclaz

Nous arrivons à quelques-uns au sommet après quelques kilomètres d’ascension seulement ! Je franchis le final de la Forclaz en 10mn03 à 282 Watts de moyenne 😣😣😣, ça envoyait encore pas mal … Mais je suis bien, en bonne place dans un petit paquet ou je me sens bien ! Top !

Final du col de la Forclaz - Time 2018

Final du col de la Forclaz – Time 2018

La descente vers Villard d’Oron se fait bien et nous arrivons dans ce bout de vallée qui va nous amener jusqu’à Beaufort.

Cette vallée est traître parce qu’elle recèle des portions de longs faux plat montant allant jusqu’à 4 ou 5 % qui font bien mal aux pattes ! Et très vite plus personne n’a l’air chaud pour rouler dans ce petit peloton. Dans ce petit peloton qui s’est formé de 10 puis une quinzaine de coureurs :  il faut dire que ce qui nous attend à partir de Beaufort fait peur à tout le monde. De Beaufort jusqu’à Arrèches puis jusqu’au sommet du col du Pré on a 12 à 13 km d’ascension dont les 8 derniers kilomètres entre Arrèches et le sommet du col qui contient des passages à 9 ou 10 % de moyenne !

Le plat de résistance : le col du Pré

Nous traversons Beaufort en direction d’Arrèches et dès les premiers lacets ça part dans tous les sens !

Nous étions peut-être 20 à 30 coureurs à arriver ensemble au pied et là ça explose … On a pas mal de coureurs du grand parcours aussi déjà qui sont mélangées avec nous. Certains qui sont déjà en difficulté un peu avant d’arriver sur Arrèches :  je remonte quelques gars avec des plaques rouges du grand parcours et en arrivant à la hauteur de l’un d’entre eux, un petit gabarit de grimpeur, je vois vcbj sur son maillot et je me dis “tiens c’est le club de Bourgoin-Jallieu, le club de jc ” et je le regarde en arrivant à sa hauteur… C’est Stéphane Briguet un des potes de JC avec qui j’échange de temps en temps sur Strava ! Il me dit qu’il n’est pas bien du tout,  qu’il a des crampes. Nous échangeons quelques mots rapides et comme je me sens bien et que là moi je ne suis pas vraiment à mon rythme, je lui souhaite une bonne route et me relance en le laissant à son effort.

Dingue de vélo - col du pré depuis Beaufort - Time 2018

Dingue de vélo – col du pré depuis Beaufort – Time 2018

En arrivant dans Arrèches, je produis un petit effort supplémentaire pour revenir sur un paquet de quelques coureurs. Je ne mets pas dans le rouge,  je force un petit peu  et ça me permet de revenir sur ces 5-6 gaillards. Ca me laisse quelques secondes de répit et un abri provisoire dans leurs roues.

Dans la seconde partie  du col du Pré, une fois sorti d’Arrèches, il reste encore 8 km quasiment à parcourir : je m’en souviens parce qu’il y a 3 semaines j’avais regardé mon compteur en faisant la reco. J’avais fait le plein de mes bidons à la fontaine sur la petite place d’ Arrèches 😁 .

Les pentes plus sévères après le virage à gauche se profilent déjà et les coureurs avec qui je suis attaquent fort. Je préfère ne pas me mettre dans le rouge dès le pied et prends mon rythme tranquille pour ne pas  hyper ventiler à 7 ou 8 kilomètres du sommet ! Ce col surprend quand on ne le connaît pas et un gars sur qui je reviens me demande ce que j’ai comme braquet en me voyant tourner les jambes dans les pentes à 10 % de ce hors catégorie. Mon 34×28 m’est bien utile à ce moment et le pauvre est en train de se traîner un 39×25 avec une cadence lente infernale qui doit bien lui faire mal aux muscles : d’ailleurs il ne reste pas longtemps dans ma roue. 😁😁😁

Je gère comme je peux cette deuxième Ascension, la plus raide du parcours et il commence à faire chaud. J’ai zappé le ravito sur la route de Beaufort pour rester avec mon groupe mais pas certain à posteriori que c’était une bonne idée, même avec un bidon encore plein ! 🤣 🤣 🤣 De toute façon la c’est trop tard, faut assumer là monsieur 😂😂😂😂. Je franchis le col en 55 mn et fais mieux que l’année dernière encore une fois …

Dans la première bosse de cette Time 2018 avec mon maillot zébré Datcha de la Tinkov

Dans la première bosse de cette Time 2018 avec mon maillot zébré Datcha de la Tinkov

La neige cette fois a totalement disparue au sommet du col du Pré et le paysage est magnifique : la descente est moins caillouteuse que l’année dernière et je me retrouve rapidement sur le barrage avec le lac sur ma droite ! Je jette un oeil vite fait vers ce magnifique paysage mais la course reste la course, pas moyen de trainer ! Un ou deux petits raidillons et le ravitaillement est là avant la bascule dans la descente. Je fais remplir vite fait mes deux bidons d’eau auprès des volontaires, dont l’un bien sympathique me fait remarquer en voyant mon maillot Datcha de la Tinkov qu’il a vu le chalet d’Oleg il n’y a pas longtemps dans une station voisine et que c’est un personnage ce Tinkov !

 

ET là c’est le DRAME : les fuckings CRAMPES !!!

Bon bref !!! Bidons pleins, je file attaquer la descente ! Ouais, sauf que si moi je veux attaquer sévère la descente et jouer encore le classement sur cette Time 2018, mes jambes, elles ne veulent pas !

hein quoi ?! Vas y appuie Séb, t’as pas mal !!!!

Euh … si en fait, des crampes dans les Ishios et les quadriceps : mais un truc de malade … Je n’ai rien senti dans l’ascension du Col du Pré mais là dans la descente du Méraillet, c’est une autre histoire. j’ai l’impression qu’on me plante littéralement des couteaux dans les cuisses !

Je serre les dents et essaie de continuer à pédaler quand même, j’essaie de mouliner un peu mais comment mouliner quand les mecs avec toi relancent à bloc dans les virages et emmènent du braquet dans les faux plats ? Ben tu te dresses sur tes pédales, essaie et te rassied dans un gémissement de douleur…

Je serre les dents et m’efforce de rester au contact mais je n’ai jamais eu aussi mal ! Des crampes aigues, je pédale quand même, ça passe plus ou moins, je pédale carré, me déhanche en me battant avec mon pédalier, j’ai l’impression que mon cadre se tort lui aussi tant mes mouvements deviennent saquadés et désordonnés…

Je laisse filer les deux coureurs du parcours médio avec lesquels j’étais, dans les bossettes des contrefort du col des saisies pour arriver sur haute Luce je ne peux plus m’accrocher alors que mon cardio va bien, les watts aussi mais fuckings crampes quoi !!!

Paradoxalement comme je suis plutôt véloce, dès que je peux mettre le petit plateau et tourner les jambes sur une portion montante, les crampes s’estompent un peu et c’est ainsi au train que je vais arriver à passer les Saisies, le dernier col de ce parcours. Je le passe tant bien que mal en 47 minutes à 84 tours de pédales minutes de moyenne… Je suis mieux dans les montées que sur le plat !

Time 2018 - le Col des Saisies par Hauteluce

Time 2018 – le Col des Saisies par Hauteluce

Dans cette dernière ascension, malgré tout je remonte quelques plaques bleues (parcours medio) qui s’effondrent totalement… Sans doute partis trop fort et qui paient la note maintenant ! Mon rythme est régulier, mon coup de pédale pas si mauvais même si la fatigue est là et la puissance absolue en baisse…

Tant pis pour la plaque dans la descente …

Personne ne me passe dans les Saisies, je ne dois pas être si mal comparativement au reste de la troupe ! Je reviens sur un dernier bleu au sommet tout en grillant le dernier ravito. Je bascule seul et les jambes recommencent à bloquer et refuser la plaque ! Un comble pour moi le Flamand qui aime rouler et passer les bosses en force sur le grand plateau !

Un ou deux gars me passent dans la descente, ils descendent fort, je reste prudent et de toute façon je ne peux pas tirer sur mon 50×11, mes quadriceps veulent plus ! Tant pis …

Et comme l’année dernière, au bas de la descente, dès l’amorce du faux plat Flumet => Megève, direct les crampes !

Ouais, sauf que là 7 plaques bleus me passent, ils ont dû m’avoir en ligne de mire toute la descente ou je peinais … Et ils m’avalent dès l’entame du faux plat vers Praz sur Arly.

Je sers encore les dents, m’accroche comme je peux ! Ils ont l’air de vouloir tourner mais je suis désolé les gars je suis incapable d’enrouler du braquet pour vous aider …. C’est ce que j’explique à l’un d’eux qui se retourne ne me voyant pas passer ! Moi qui ai horreur de faire ça, me voilà à ne pas passer un relais …

Nous passons la zone “gravel” des travaux au ralenti et il nous reste 5/6 kilomètres au plus. L’un d’eux met un petit taquet pour voir et 5 s’en vont à moins de 2 kms de la ligne, nous sommes 3 à ne plus pouvoir faire grand chose derrière et nous les voyons filer impuissants…

Je prends un ou deux relais, mes camarades sont cuits de toute façon eux aussi j’ai l’impression. A 500 m du dernier rond point j’arrive à mettre une petite accélération qui suffit à m’isoler et je passe la ligne seul comme l’année dernière !

La Time 2018 - ultime ravito de l'organisation à l'arrivée

La Time 2018 – ultime ravito de l’organisation à l’arrivée

Je pars sur la droite entre les barrières au milieu du village d’arrivée me chercher un verre de coca et un verre d’eau auprès des volontaires du dernier ravito d’arrivée, j’ai une de ces soifs !!!! Alors que je récupère un peu parmi les autres participants, la sono annonce l’arrivée du premier du grand parcours : il gagne largement détaché. Un petit gabarit tout sec qui termine le Grando Fundo à une vitesse moyenne impressionnante :Jean-Francis Pessey en 04h08 à 28,9 km/h de moyenne !!!

 

44 eme de ma première cyclo 2018 avec une 9 eme place catégorie : content !!!

 

Je termine de mon côté cette Time en 4h40 à mon Garmin, sachant que la descente vers Flumet était neutra + une descente dangereuse sur le parcours : le chrono officiel me donne donc 04h01mn57sec … soit près de 25 mn de moins que l’année dernière sur le même parcours !

Au final, je suis classé 44 eme sur 485 classés et 9 eme de ma catégorie sur 113. C’est un excellent résultat, d’autant que sans mes crampes j’aurai peut pû prétendre à quelques minutes de moins en accrochant ces quelques coureurs que j’ai laissé partir … Le 30 eme n’est qu’ à 8 mn et le 35 eme à 4 mn ! Ce sont probablement eux que j’ai laissé filer à quelques reprises, j’ai quelques regrets malgré tout …

Time 2018 - classement Médio Fundo

Time 2018 – classement Médio Fundo

 

 

 

 

 

Ma chérie est contente pour moi, je suis bien arrivé, bien fatigué (comme d’hab’ LOL, elle se moque) , rien de cassé non plus …

Avec JC et Philippe devant le palais des Sports qui sont venus nous soutenir !

Avec JC et Philippe devant le palais des Sports qui sont venus nous soutenir !

 

J’ai plusieurs messages en absence sur mon téléphone : je rappele JC. “Hé, tu nous as entendu en haut de Bellecombes ?”  Il me semblait bien que j’avais reconnu sa voix !

 

Il me demande ou je suis : “ben à l’arrivée tiens !”. En fait il est encore en haut des Saisies, il a fait un tour avec Philippe et pensais me voir là haut mais je suis sans doute passé trop tôt par rapport à leurs prévisions et ils m’ont raté.

 

 

Pas fou ce plateau repas aux participants (...)

 

Nous nous retrouvons plus tard devant le palais des sports et passons un bon moment tous les trois à discuter de la course et de mon classement qu’ils trouvent excellent pour un Ch’ti étant donné le plateau en présence de purs montagnards !  Leur présence me fait vraiment plaisir et je tarde à aller me restaurer à la pasta party…

Au final, vais me restaurer en me joignant à un local du Grand Bornand qui a fait le 115 comme moi, on passe un moment sympa à échanger sur la course et la région !

 

 

Pas fou ce plateau repas aux participants (…)

Time 2018 - une belle progression

Time 2018 – une belle progression

 

J’ai beau le savoir, le dire et le répéter par monts et par vaux, faut s’alimenter, boire, mais sur ce coup là j’ai probalement merdé … pris par l’intensité de la course et cette chaleur soudaine par rapport aux jours et semaines précédents.  Je n’ai bu que 4 bidons sur 4h40 d’effort intense, c’est trop peu et probablement la raison majeure de mes crampes !

Mais encore une cyclo de faite et un super résultat malgré tout …

 

à+

séb

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